VENDREDI 7 FEVRIER 2014

Amphithéâtre Richelieu – Université Paris-Sorbonne – 12h15

 

       Wilhelm Friedemann Bach : Fanrasia en mi mineur F. 21

       Joseph Anton Steffan : Capriccio n° 3 en sol majeur

       Wolfgang Amadeus Mozart : Fantasia KV. 475 en do mineur

       Ludwig van Beethoven : Sonate op. 31 n° 2 en mineur La Tempête


Edoardo TORBIANELLI, pianoforte 

Edoardo Torbianelli est né à Trieste en Italie. Une fois diplômé en piano et clavecin dans sa ville natale, il poursuit ses études à la Scuola di Alto Perfezionamento Musicale dei Filarmonicià Torino (I), au Koninklijk Vlaams Muziekconservatotium à Anvers (B), et au Barabants Conservatorium de Tillburg (NL). Parmi ses maîtres, Jean Fassina (Paris), Jos van Immerseel et Jacques de Tiège (Anvers).

Son intérêt pour les techniques de représentations historiques, surtout des périodes romantique et classique l’ont conduit à jouer sur des instruments historiques et mit au contact de ressources didactiques et esthétiques des xviiieet xixesiècles. On lui permet également l’accès à des enregistrements du début du xxe siècle de concerts de la dernière génération de musiciens du milieu du xviiie siècle.

Artiste à succès, Edoardo Torbianelli assiste à de nombreux festivals prestigieux en Europe. Il enregistre diverses œuvres chez des labels variés : Harmonia Mundi, Pan Classics, Phaedra, Gramola, Amadeus, dont deux ont étées récompensées d'un Diapason d'Or. La production de Liszt and the violinchez Gramola avec le violoniste autrichien Thomas Albertus Imberger a été récompensée d'un diplôme d'honneur par la Hungarian Liszt Society pour le Grand Prix du Disque 2012.

Comme enseignant Torbianelli travaille d’abord au Koninklijk Vlaams ConservatoriumAntwerpende de 1993 à 1998. Depuis, il enseigne le piano historique, la musique de chambre et les techniques de performance scénique des périodes romantique et classique à la Schola Cantorum Basiliensisde Bâle (CH).

Il rejoint la Hochschule der Künstede Berne (CH) en 2008 comme enseignant dans ces mêmes disciplines, tout en coordonnant un projet de recherche sur les techniques, l’esthétique et la didactique du piano entre 1800 et 1850. Il est régulièrement invité en tant qu’enseignant dans diverses institutions musicales en Europe ainsi qu’en Colombie (Amérique du Sud).

 

Note de programme  

Au milieu du xviiie siècle, la pratique de l’improvisation par les organistes et clavecinistes s’installe au cœur d’une préoccupation grandissante : celle qui désire dévoiler l’immédiateté du geste créateur. Contemporaine de l’apologie de l’esquisse, que Diderot préfère au tableau fini, la fascination des musiciens pour la pratique de la fantaisie pour clavier (ou caprice) – genre improvisé devant le public ou noté sur partition en cherchant à retrouver par l’écriture la même liberté – vante le dépassement des bornes usuelles du bon goût et de la norme. La fantaisie laisse ainsi libre cours à l’expression du génie et se moque des convenances. Se souvenant de l’ancien Stylus phantasticus, Jean-Sébastien Bach montre l’exemple dans sa célèbre Fantaisie chromatique et fugue. Ses fils, en particulier Wilhem Friedemann et Carl Philipp Emanuel, exploitent à leur tour cette veine. Le programme d’Edoardo Torbianelli nous fait ainsi découvrir l’art fantasque de l’aîné des fils Bach, suivi de l’insolite troisième Capriccio de Josef Anton Steffan (ou Stepan) tout empreint de séduction mélodique. Les deux autres compositeurs de ce récital nous sont beaucoup plus connus : la célèbre Fantaisie en do mineur de Mozart prend tout son sel ainsi replacé dans son contexte. Enfin, la Sonate« La tempête » de Beethoven montre comment, à l’orée du xixe siècle, son compositeur sut exploiter les ressources de la fantaisie pour sauver le genre de la sonate, alors en recherche d’un second souffle.

 

Jean-Pierre Bartoli

 

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