VENDREDI 06 FEVRIER 2015

Amphithéâtre Richelieu – Université Paris-Sorbonne – 12h15

 

■      François Couperin : 4e Concert Royal 

■      Elisabeth Jacquet de la Guerre : Sonate I en mineur pour violon, viole de gambe et basse-continue

■      Elisabeth Jacquet de la Guerre : 3e suite de clavecin en la mineur

■      François Couperin : 3e concert royal

 

ENSEMBLE STRAVAGANZA

Domitille Gilon : violon

Guillaume Beaulieu : flute

Ronald Martin Alonso : viole de gambe

Thomas Soltani : clavecin

 

 

L’ensemble Stravaganza est un ensemble baroque qui se consacre principalement à la musique de chambre pour un ou deux dessus, des xviie et xviiie siècles. À géométrie variable, l’ensemble Stravaganza est composé de musiciens solistes issus des plus importants conservatoires Européens (Conservatoire supérieur de musique et de danse de Lyon, Paris Conservatoire supérieur d’Amsterdam...), se produisant régulièrement au sein de nombreux orchestres professionnels de renom : La Simphonie du Marais (Hugo Reyne), Ensemble Sagittarius (Michel Laplénie), Fuoco e Cenere (Jay Bernfeld), Gli Incogniti (Amandine Beyer), Les Ambassadeurs (Alexis Kossenko), Ensemble Pulcinella (Ophélie Gaillard), Les musiciens de Saint-Julien (François Lazarevich)... Chacun des membres de l’ensemble a pu au cours de son épanouissement artistique bénéficier du soutien de musiciens comme Gustav Leonhardt, Christophe Rousset, Lucy van Dael, Jordi Savall... lors de divers stages, master-class et académies. Régulièrement invité par de nombreux festivals internationaux, l’ensemble Stravaganza se produit aussi bien en France, qu’en Écosse, aux Pays-Bas, en Belgique, Allemagne, Angleterre, Autriche, Pologne... L’ensemble a été honoré en 2011 de la médaille de bronze par l’Académie Arts Sciences et Lettres. Il a également remporté le troisième prix, le prix spécial critique et média du concours Premio Bonporti (Italie), le prix spécial « De Graaf Unico van Wassenaer Award » lors du concours de musique ancienne van Wassenaer à Amsterdam (Pays-Bas), et enfin a été lauréat du concours international H.I.F. Biber en Autriche (Prix F.J. Aumann). Stravaganza a été sélectionné pour représenter la France lors du showcase organisé par le REMA (réseau européen de musique ancienne) en mars 2013. Paru en 2012, le premier enregistrement de Stravaganza, « Concert à la cour des Habsbourg » (Aparté/Harmonia mundi) a été vivement salué par la critique. Le second enregistrement de l’ensemble est paru le 24 septembre 2013, autour des Sonates en trio d’Arcangelo Corelli (label Aparté). Stravaganza est membre de la FEVIS et bénéficie du soutien de l’Adami. L’ensemble est en résidence à l’abbaye de Port Royal des Champs.

Note de programme

À la cour du Roi Soleil, la musique occupait une place prépondérante et même politique. Ce concert rend hommage à ce brillant esprit de cour et aux talentueux clavecinistes, flûtistes, luthistes, violonistes et gambistes qui s’y illustraient. 

Compositeur majeur de cette époque, François Couperin, dont l’un des recueils, marqua véritablement l’histoire de la musique notamment avec le recueil de ses Concerts Royaux. Ces pièces furent exécutées lors des petits Concerts de chambre au cours desquels Louis xiv faisait venir presque tous les dimanches de l’année les plus prestigieux musiciens du temps. Il faut donc imaginer ceux-ci jouant dans l’intimité du roi, en présence de Mme de Maintenon et de quelques rares courtisans. À l’audition de l’une de ces courantes ou de ces menuets, le vieux monarque devait sans doute retrouver ce qui avait été un des plaisirs essentiels de sa jeunesse. 

Élisabeth Jacquet de la Guerre, fut quant à elle une véritable enfant prodige issue d’une famille parisienne de musiciens et de facteurs d’instruments. Elle fut présentée à Louis xiv dès son plus jeune âge et était l’une des rares femmes, au même titre que Madame de Sévigné ou Madeleine de Scudéry, a pouvoir s’enorgueillir d’une solide réputation, à la fois artistiquement et intellectuellement, au sein de la société Parisienne du xviie siècle. Elle fut en outre l’une des toutes premières à composer des sonates, genre influencé par une Italie de plus en plus présente en France, dont François Couperin mêla les styles pour atteindre les fameux « goûts réunis ». À la suite de sa première sonate du recueil de 1707, on aura également un aperçu de sa pratique du « prélude » au clavecin. Conçues à l’origine comme de courtes improvisations pour vérifier l’accord de l’instrument et pour introduire aux compositions plus rigoureuses, ces pièces tentent de fixer sur la partition l’art éphémère de la spontanéité sans mesure et magnifient une expression mélancolique, à fleur de peau, caractéristique de cette école qui suscitait l’admiration de toute l’Europe.

 

 

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