VENDREDI 13 MARS 2015

Amphithéâtre Richelieu – Université Paris-Sorbonne – 12h15

 

■      Wolfgang Amadeus Mozart: Rondo en la mineur, K. 511

■      Caroline Boissier-Butini: Variations sur deux airs languedociens en la mineur, Première sonate en sol mineur

■       Hélène de Montgeroult: Sonate en fa dièse mineur op. 5 n° 3

■       Ludwig van Beethoven: Rondo en do majeur, op. 51 n° 1

 

Edoardo TORBIANELLI, pianoforte

 

 

EdoardoTorbianelli est né à Trieste en Italie. Un fois diplômé en piano et clavecin dans sa ville natale, il poursuit ses études à la Scuola di Alto Perfezionamento Musicale dei Filarmonicià Torino (I), au Koninklijk Vlaams Muziekconservatotium à Anvers (B), et au BarabantsConservatorium de Tillburg (NL). Parmi ses maîtres, Jean Fassina (Paris), Jos van Immerseel et Jacques de Tiège (Anvers). Son intérêt pour les techniques de représentations historiques, surtout des périodes romantique et classique l’ont conduit à jouer sur des instruments historiques et mit au contact de ressources didactiques et esthétiques des xviiie et xixe siècles. On lui permet également l’accès à des enregistrements du début du xxe siècle de concerts de la dernière génération de musiciens du milieu du xviiie siècle. Artiste à succès, Edoardo Torbianelli assiste à de nombreux festivals prestigieux en Europe. Il enregistre diverses œuvres chez des labels variés : Harmonia Mundi, Pan Classics, Phaedra, Gramola, Amadeus, dont deux ont été récompensées d’un Diapason d’Or. La production de Liszt and the violinchez Gramola avec le violoniste autrichien Thomas Albertus Imberger a été récompensée d’un diplôme d’honneur par la Hungarian Liszt Society pour le Grand Prix du Disque 2012. Comme enseignant Torbianelli travaille d’abord au Koninklijk Vlaams Conservatorium Antwerpen de 1993 à 1998. Depuis, il enseigne le piano historique, la musique de chambre et les techniques de performance scénique des périodes romantique et classique à la Schola Cantorum Basiliensis (Bâle). Il rejoint la Hochschule der Künste de Berne en 2008 comme enseignant dans ces mêmes disciplines, tout en coordonnant un projet de recherche sur les techniques, l’esthétique et la didactique du piano entre 1800 et 1850. Il est régulièrement invité en tant qu’enseignant dans diverses institutions musicales en Europe ainsi qu’en Colombie (Amérique du Sud).

 

Note de programme

Dans la ligne de l’hommage aux femmes musiciennes de la saison, ce programme se tourne non seulement vers deux compositrices, mais aussi vers deux interprètes du début du xixe siècle qu’il convient de redécouvrir. Les deux figures ici présentées sont bien différentes quoique complémentaires : Hélène de Montgeroult, issue de la noblesse (ce qui lui coûta quelques problèmes sous la Révolution), était une interprète acclamée pour son jeu expressif et pour son éloquence musicale, notamment aux cotés du violoniste Viotti avec lequel elle jouait souvent. Enseignante très réputée, auteur d’une méthode qui compte parmi les plus complètes de son époque, compositrice à l’écriture solide et ronde, elle était très attentive aux subtilités du belcanto et parfaitement dans la ligne de son maître, le pianiste et compositeur Jean-Louis Dussek.

La suisse Caroline Boissier, quant à elle bourgeoise provinciale et autodidacte, intelligente et curieuse, douée d’une sensibilité exceptionnelle, elle rencontra à Paris entre 1818 et 1834 les plus grands pianistes européens (le jeune Liszt donnera des cours à sa fille Valérie). Elle apprit de ceux-ci la façon de faire sonner le piano de manière pleine et fascinante malgré des ingénuités d’écriture qui soulignent son origine helvétique et qui font d’elle une pionnière dans la redécouverte et l’élaboration du patrimoine musical populaire de sa propre région.

Pour encadrer leurs œuvres quoi de plus naturel que de placer le Rondo isolé K. 511 de Mozart d’une extrême sensibilité (le « Raphael du piano » comme on le disait au xixe siècle) ? Anticipant presque la couleur expressive de Chopin, il semble une introduction idéale au monde créatif des musiciennes. L’abondance et la fantaisie des effets de colorature qui ornent les retours du refrain dans cette œuvre sont vraisemblablement un précieux témoignage de l’art avec lequel Mozart variait spontanément ses compositions lorsqu’il les interprétait. Pour finir, l’opus 51 n° 1 de Beethoven alterne une grâce pleinement héritée du xviiie siècle avec les éclats d’une énergie plus brusque et dramatique qui porte témoignage de son époque.

Edoardo Torbianelli

 

 

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