LES CONCERTS DE MIDI

Conférences-concerts au sein de Sorbonne Université

Amphithéâtre Richelieu (Campus Sorbonne) / Auditorium (Campus Jussieu)

 

Présentation des œuvres par Jean-Pierre Bartoli,
Professeur d'histoire de la musique et musicologue à Sorbonne Université

 

 

 

Les Concerts de midi, c'est reparti !

 

Depuis 1953, notre association assure sa mission avec enthousiasme :
organiser des concerts essentiellement classiques à petit effectif au sein de
la Sorbonne, s’adresser au personnel de Sorbonne Université et également
ouvrir ses portes aux habitants des quartiers environnants pour transmettre
le savoir acquis dans ses murs. Après l’interruption de sa saison en 2020 et
l’annulation de 2021 pour les raisons que l’on sait, 2022 doit être l’année de
sa renaissance !

Plus que jamais le lien avec Sorbonne Université est renforcé : à chaque
concert, la présentation des oeuvres est assurée par un ou une universitaire,
qu’il ou elle soit chercheur, enseignant ou étudiant. Tour à tour, des étudiants
et des « alumni » – comme on dit dans les universités anglo-saxonnes
– se produisent dans l’Amphithéâtre Richelieu et dans l’Auditorium du
Campus Jussieu.

Entre les piliers du répertoire, entre autres de Beethoven, Mozart, Debussy
ou Bartók, on entendra cette année des ouvrages insolites, depuis les airs de
cour du Grand Siècle français au singulier Triptyque d’Alexandre Tansman,
en passant par la musique de piano de Gabriel Pierné, les séduisantes
Bagatelles pour octuor à vents de Gyorgy Ligeti et les romantiques pièces de
Bruch… On pourra aussi constater que l’Art de la fugue de Jean Sébastien
Bach peut être magnifié par l’alliance d’instruments anciens et modernes et
voir se rencontrer deux compositeurs et une jeune pianiste autour de projets
inédits.

Comme d’habitude, apparaîtront sur scène de jeunes musiciennes et
musiciens intimement liés à Sorbonne Université, par exemple ceux qui y
ont achevé ou parachèvent une partie de leur formation professionnelle
(notamment en collaboration avec le CRR de Paris et le PSPBB) ou encore
les artistes de très haut niveau qui y mènent des recherches (en particulier
dans le cadre du doctorat de Recherche et pratique avec le Conservatoire
National Supérieur de Musique et de Danse de Paris), enfin de prestigieux
ensembles fidèles à nos saisons et appréciés pour leurs compétences de
médiateurs. Venez nombreux les soutenir dans la cruciale reprise de leurs
activités et surtout apprécier leur merveilleux talent.
 

Jean-Pierre Bartoli

 

 

 


 


 

 

 


 

 

VENDREDI 17 JANVIER 2014                                                           

Amphithéâtre Richelieu – Université Paris-Sorbonne – 12h15

 

       Joseph Woelfl : Quatuor op. 10 n°4 en sol majeur

       Wolfgang Amadeus Mozart : Quatuor K. 465 Les Dissonances

 

QUATUOR MOSAÏQUES

Erich Höbarth, Andrea Bischof, violons

Anita Mitterer, alto

Christophe Coin, violoncelle

 

Le Quatuor Mosaïques est né en 1987. Les trois artistes d’origine autrichienne et le violoncelliste français Christophe Coin se sont rencontrés à Vienne, au sein du Concentus Musicus de Nikolaus Harnoncourt. C’est là que leur vint l’idée de mettre en commun les fruits d’une longue expérience dans le domaine de l’interprétation sur instruments d’époque en créant un quatuor à cordes classique jouant sur de tels instruments.

Il ne s’agissait nullement de chercher une « authenticité » de musée, mais de perpétuer, par un lien vivant, la grande tradition européenne du quatuor à cordes. Ainsi reçurent-ils un héritage fondamental du légendaire Quatuor Végh, dont Erich Höbarth fut membre pendant trois ans.Révéler la richesse intérieure et spirituelle de la musique doit être l’ultime objectif de toute interprétation :« Dans une mosaïque, on voit que chaque détail a été merveilleusement pensé, et en même temps, quand on l’observe à la distance idéale, l’œil est capable de saisir toute l’image. C’est pareil pour la musique : il faut travailler les détails, créer les meilleures conditions d’écoute, trouver la bonne distance, pour que l’auditeur puisse voir chaque élément et l’assemblage des éléments, et en même temps percevoir l’œuvre d’art dans son ensemble » (Christophe Coin).

Aujourd’hui, le Quatuor Mosaïques est régulièrement cité comme l’un des plus grands quatuors actuels. En témoignent les nombreux enregistrements couronnés de récompenses, tel le prestigieux Gramophone Award, qui lui a été décerné à plusieurs reprises pour ses enregistrements de Haydn. Les concerts donnés en partenariat avec les pianistes András Schiff et Patrick Cohen, les clarinettistes Wolfgang et Sabine Meyer ou les violoncellistes Miklos Pérenyiet Raphaël Pidoux atteignent les sommets de l’excellence dans l’interprétation chambriste.

En 2006, le Quatuor Mosaïques est invité en Espagne à jouer sur les célèbres instruments du quatuor réalisés par Stradivarius et appartenant à la couronne. À cette occasion, il donne au Palais royal de Madrid un programme de Cuartetos d’Arriaga, qui sera enregistré par la suite.

Les Mosaïques disposent d’un vaste répertoire, composé d’œuvres rarement jouées (Pleyel,Tomasini, Werner, Jadin, Gross, Boëly…), sans oublier les compositions des grands noms durépertoire classique viennois, jusqu’à Schumann et Brahms. Ce répertoire s’élargit de plus en plus avec des œuvres du début du xxe siècle (Debussy, Bartók, Webern…).

La riche discographie du Quatuor Mosaïques comprend des œuvres d’Arriaga, Beethoven,Boccherini, Boëly, Haydn, Jadin, Mendelssohn, Mozart et Schubert.

 

Note de programme

Lorsque Mozart entame la composition de ses Six quatuors opus 10 en 1782, voilà près de dix ans qu’il n’a pas écrit pour le genre. C’est sans doute poussé par les extraordinaires Quatuors opus 33 de Haydn qui rencontrent le succès partout en Europe que le compositeur se remet à la tâche. Composés au prix d’un « long et laborieux effort » très inhabituel pour Mozart, ces Six quatuors dédiés à Haydn sont autant de chefs-d’œuvre du répertoire. Parmi eux, le Quatuor dit des « dissonances » doit son surnom à sa célèbre introduction lente, dont les âpres frottements de notes ont fait couler beaucoup d’encre : au début du xixe siècle, on se dispute ainsi par articles de presse interposés sur la manière la plus appropriée d’en corriger les « fautes » ! Ce passage singulier ne doit pas nous faire oublier le reste du quatuor, dans lequel Mozart nous fait voyager d’un mouvement lent des plus lyriques, vers un terrible trio, jusqu’à un finale aussi léger que virtuose. Partout le compositeur se montre maître des codes du genre, maniant à la perfection le délicat équilibre entre les quatre instruments. Au plaisir de réécouter un chef-d’œuvre du répertoire de musique de chambre, s’ajoutera celui de découvrir un quatuor aussi original qu’inventif de l’un des plus doués des élèves de Mozart. Le Quatuor opus 10 n° 4 de Joseph Woelfl (1773-1812) présente d’ailleurs de nombreuses affinités avec la musique de son maître. Admiré partout en Europe comme pianiste virtuose, Woelfl se révèle à travers cette œuvre très réussie comme un fin compositeur de musique de chambre.

 

Louise Bernard de Raymond

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